vendredi 1 juillet 2011
vendredi 17 juin 2011
Les FN sont des cons
La mère de Sophia Aram en prison
15 juin 2011, 15:30
Une ancienne adjointe socialiste au maire de Trappes (mère de Sophia Aram) a été condamnée aujourd’hui à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir promis contre rémunération à des personnes en situation irrégulière des titres de séjour qu’elle n’a jamais obtenus. Condamnée pour « trafic d’influence » et « abus de confiance » entre 2008 et 2010, Khadija Aram, 64 ans, a également été condamnée pour cinq ans à une interdiction des droits civiques et civils.En proie à des difficultés financières, la sexagénaire, née au Maroc, avait proposé à huit ressortissants de ce pays de leur obtenir des papiers contre de l’argent. Ne voyant rien venir, les huit sans-papiers avaient réclamé le remboursement. La sexagénaire avait alors utilisé deux chèques de l’association « Femmes de Trappes », qu’elle préside, pour « cautionner » des remboursements. A la barre, d’une voix quasi inaudible, l’ancienne élue a dit « regretter » les faits. « Elle s’est trouvée au coeur d’un système qu’elle n’a pas maîtrisé », a plaidé son avocate Me Virginie Badier-Charpentier, ajoutant que sa cliente avait « reconnu avoir perçu la somme globale de 18.500 euros », tandis que la justice lui reproche d’avoir reçu 31.500 euros.
« Je lui ai fait confiance parce que c’est une élue et on est du même pays », a déclaré Tawfik, une des victimes. « Elle m’a proposé de l’aide en me disant qu’il vaut mieux prendre l’ascenseur que l’escalier et elle m’a montré la carte de visite de quelqu’un bien placé au ministère de l’Intérieur. » Après avoir rappelé que la peine encourue était de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende et pointé les « mensonges » de la prévenue, le procureur avait requis trois ans de prison, dont deux avec sursis. « Il y a une trahison derrière le trafic d’influence, une trahison par rapport à des individus et une trahison des électeurs », avait insisté la magistrate.
La ville de Trappes, qui s’est constitué partie civile, a obtenu un euro de dommages et intérêts.
je doute que cette histoire fasse l’objet d’une chronique sur Inter!!!
lundi 16 mai 2011
D S K les images interdites
dimanche 12 décembre 2010
METZ la SODOMITE
samedi 3 juillet 2010
vendredi 2 avril 2010
crypter-sa-connexion-internet
Depuis le vote de la loi Hadopi et avec l’arrivée de Loppsi, des internautes s’organisent pour sécuriser leur accès internet et le rendre le plus anonyme possible. En ce sens, la Ligue Odebi propose gratuitement, depuis lundi 15 février, le système Odebian qui, avec une simple clé USB configurée, permet d’accéder à un internet anonyme, crypté et sécurisé. Aurélien Boch, membre de l’équipe dirigeante de la Ligue, explique à Nouvelobs.com que l’objectif est de proposer « un système pour que les internautes restent anonymes, pour le respect de la vie privée ». Une réponse à la Loppsi qui souhaite instaurer un filtrage critiqué des sites pédopornographiques.
« La connexion devient anonyme [mais] nettement ralentie »Le représentant de la Ligue Odebi se défend d’un système fait pour télécharger illégalement sans risques. « Odebian n’est pas un outil de téléchargement, il ne s’inscrit pas dans cette démarche », lance-t-il. « Après, ce que font les gens avec leur ordinateur, cela ne nous regarde pas. »
Et d’ajouter : « Ce système utilise un Tor, une technique lente et pas du tout adaptée au téléchargement ». Pour les non-initiés, Aurélien Boch s’explique : « Avant d’accéder à un site, la connexion internet passe par différents serveurs avant d’arriver sur le site demandé », offrant ainsi un accès entièrement anonyme. Reste que « si la connexion devient anonyme, elle est nettement ralentie ».
Des systèmes similaires sont déjà en place dans les pays où une importante censure s’opère sur Internet, en Iran, en Chine ou en Corée du Nord, par exemple.
Pour un internet « libre et sécurisé », d’autres techniques sont également à la disposition des internautes.
Avec les VPN (réseaux privés virtuels), les internautes peuvent accéder « en 5 clics, à une liaison sécurisée et cryptée via un serveur hébergé à l’étranger (bien souvent en Suède ou aux Pays-Bas) », note Aurélien Boch. Reste que ces VPN sont bien souvent payants, autour de 10 à 15 euros par mois.
Il y a également la technique des proxys. « Plus rapide que le Tor, la liaison passe par un serveur », détaille le représentant de la Ligue Odebi. Une technique gratuite « très utilisée en Iran », mais « difficile à mettre en place » et qui n’est pas toujours bien compatible.
Si le gouvernement a déjà fait part de la possibilité de voir interdire les outils de contournement des filtrages, la Ligue Odebi juge cette possibilité invraisemblable. « Interdire des systèmes basés sur Linux, donc des logiciels open-source, serait un grand pas en arrière pour les libertés et les droits sur Internet ».
Enfin, si toutes ces techniques restent pour l’instant réservées aux initiés, avec la loi Loppsi elles devraient « se développer auprès du grand public, en particulier le VPN », avance Aurélien Boch.
FILS DE ....
"Fallait bien travailler à l'école pour avoir un métier plus tard"
PORTRAIT DE JEAN (ET PIERRE) SARKOZY, PAR EMMANUEL RATIER
Marie Dominique Culioli et ses fils, Pierre et Jean[Faits et Documents n°286 - Novembre 2009]
Surnommé « le dauphin », Jean Sarközy est le second fils du président de la République. Simple bachelier, il est devenu, en 2008, président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine. Il aurait pris la présidence de l’Epad (l’établissement public de La Défense) si l’opinion publique ne s’y était opposée, l’obligeant à une retraite piteuse. On prête déjà à ce jeune homme très ambitieux de briguer la présidence du conseil général en 2011. Comme l’avait fielleusement déclaré Patrick Devedjian à son égard quand il brigua la présidence de l’Epad : « La valeur n’attend pas le nombre des années. » En témoigne une biographie à paraître prochainement intitulée Le Prince Jean.
« Il a le physique de Richard Gere, le mental de Tom Cruise, la tendresse de Johnny Depp et le côté BC-BG de Hugh Grant. » Jacques Séguéla (Télé-Loisirs, 2008).
« Il est exceptionnel. » Roger Karoutchi (Le Point, 21 février 2008).
« Jean, c’est un diamant brut. » Isabelle Balkany (Le Parisien, 17 février 2008).
« Dévoreur comme papa, pressé comme papa, détesté comme papa, traître comme papa, poignardeur de David Martinon comme papa avait planté Pasqua, puis Chirac… » Le Nouvel observateur (10 avril 2008).
« C’est Monaco à l’UMP. » Libération (12 février 2008).
« Ma première campagne, je l’ai faite dans le ventre de ma mère. » Jean Sarközy (cité dans Neuilly Village People, d’Adeline Fleury et Pauline Revenaz, Editions du Moment, 2008).
Jean Sarközy de Nagy-Bocsa est né le 1er septembre 1986 à Neuilly-sur-Seine (Hautsde- Seine). Il est le fils de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, président de la République, et de la première épouse de ce dernier, Marie-Dominique Culioli, ancienne déléguée universitaire du RPR à la Sorbonne. Licenciée en italien, cette native de Vico (Corse-du-Sud) fut hôtesse de l’air au sol chez Air-Inter (voir F&D 244 – repris ici). Baptisé (sa mère est catholique très pratiquante), il a pour parrain l’actuel ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.
La famille de Pierre et Jean Sarközy est largement « recomposée » à l’image d’une certaine société française : ils ont leur mère et leur père biologiques, cinq grands-mères (notamment par remariage de Pal Sarközy), un demi-frère (Louis Sarközy, fils de Cécilia et Nicolas, qu’on verra lancer un « Bonne chance, papa ! » à la convention de l’UMP en 2004), un frère par remariage (Aurélien Enthoven, fils de Carla et du professeur de philosophie Raphaël Enthoven), deux soeurs par remariage (Jeanne-Marie et Judith Martin), deux belles-mères (Cécilia Ciganer- Albéniz, ex-épouse de Jacques Martin, remariée aujourd’hui à Richard Attias, et Carla Bruni-Tedeschi), etc.
Jean Sarközy a suivi, sur le tard, un itinéraire très différent de son frère (voir plus bas la bio de Pierre Sarkozy) puisqu’il s’est lancé en politique au sein de l’UMP. Comme lui, il est passé, de la maternelle à la seconde, par Notre-Dame-de-Sainte-Croix de Neuilly. Le règlement de l’école indique que « Sainte- Croix a pour vocation première de révéler Jésus-Christ à tous les jeunes qui lui sont confiés ».
À l’âge de 14 ans, il est touché par la « corsitude » et effectuera un stage de berger d’un mois dans la région de Vico, avec un épisode qui ne manque pas de sel : C’est en effet « la famille d’Yvan Colonna (qui) a initié le jeune Sarközy à l’apprentissage des métiers du pâturage » (L’Express, 14 février 2008). Ce, au moment même où ce dernier est finalement arrêté pour l’assassinat du préfet Claude Erignac. « Quand les flics de papa ont arrêté Yvan Colonna, ils l’ont exfiltré de Corse, en pleines vacances (Le Nouvel observateur, 10 avril 2008). »
En 2001, ce bon élève quitte Sainte-Croix et passe dans le public, entrant au Lycée Pasteur, toujours à Neuilly. Après un bac littéraire (mention bien), il entre, en septembre 2004, au Lycée Henri IV, voie royale pour intégrer Normale Sup’. En septembre 2005, il entre en classe préparatoire ENS Cachan au Lycée Turgot de Paris mais échoue. En 2006, il rejoint donc la faculté de droit de Nanterre, puis Paris-I-Sorbonne. Il y entame des études assez difficiles à suivre : il réussit à passer en seconde année avec 12,5 de moyenne.
Depuis lors, c’est le trou noir. En trois ans, il valide trois matières de deuxième année, après avoir redoublé deux fois sa deuxième année. Il a communiqué certaines de ses notes (Le Point, 16 octobre 2009) : 11 en histoire des idées politiques (passable), 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et civil. Ce qui étonne puisque le droit immobilier est généralement étudié à partir de la 4e année de droit (il s’agit peut-être de droit des biens, ce qui est assez différent).
En septembre 2009, par dérogation spéciale, il entreprend pour la troisième fois sa seconde année, suivant désormais des cours par correspondance avec le Centre audiovisuel d’études juridiques des universités de Paris et a obtenu des aménagements pour passer ses examens. Dans Le Point (16 octobre 2009), il déclare : « Dans un an et demi, j’aurai ma licence. »
En réalité, entre-temps, il s’est découvert une nouvelle vocation pour le monde du spectacle. Didier Barbelivien a rapporté (L’Express, 29 octobre 2009) comment Jean Sarközy lui confia, il y a quelques années, des textes de chansons que l’interprète trouva suffisamment intéressants pour en faire une maquette. Il faillit en découler un disque chez Universal Studios, mais Jean renonça finalement.
Finalement, à l’hiver 2006-2007, il intègre le fameux Cours Florent, rue Blanche à Paris. Son animateur, Jean-Laurent Cochet, ne tarira pas d’éloges sur son talent naissant. On parle de lui pour jouer au théâtre dans Oscar, la pièce de Louis de Funès montée par Pierre Mondy, avec pour partenaire Sophie Tapie, fille de l’ancien ministre mitterrandien et millionnaire (longtemps failli) Bernard Tapie. L’affaire finalement capote et ce sera David Sardou, fils du chanteur, qui le remplacera au pied levé. (NdL&I : Jean Sarkozy, Sophie Tapie, David Sardou… de toute évidence, au Cours Florent, si on n’est pas « fils ou fille de », c’est même pas la peine d’essayer…)
Au même moment, se situe un étrange épisode : en octobre 2005, il aurait embouti avec son scooter la BMW d’un certain M’Hamed Bellouti, place de la Concorde. L’affaire sera rapidement enterrée par la police : la maincourante sera égarée. Le plaignant finira par porter l’affaire au pénal pour obtenir 260 euros de réparation. Mal lui en prend, puisque Bellouti… sera condamné, en juin 2008, à 2 000 euros d’amendes pour « procédure abusive ». À remarquer, qu’en 2007, le scooter de Jean Sarközy est dérobé. Les voleurs seront rapidement retrouvés grâce à des recherches ADN diligemment conduites par la police : à l’époque, Nicolas Sarközy est ministre de l’Intérieur…
Le 10 septembre 2008, il épouse Jessica Sebaoun, fille d’Isabelle Darty, l’une des héritières Darty (électroménager, informatique, etc.) et étudiante en histoire de l’art, de confession israélite. Les propos, à connotation antisémite, du dessinateur Siné, parus dans Charlie Hebdo, concernant cette union, déclencheront une très vive polémique. Le dessinateur (qui a perdu son poste à Charlie Hebdo sur décision de Philippe Val, propulsé depuis lors par Nicolas Sarközy à la tête de France Inter) sera relaxé en février 2009, le tribunal de Lyon ayant estimé qu’il s’était simplement « autorisé à railler sur le mode satirique l’opportunisme et l’arrivisme d’un jeune homme engagé sur la scène politique et médiatique. »
Selon diverses sources (notamment VSD, 20 février 2008), Jean Sarközy, avant son mariage, en profite pour effectuer plusieurs séjours en Israël et aurait suivi des cours d’éducation religieuse juive dans une étude de Talmud-Torah. Isabelle Darty, ex-Sebaoun, s’est remariée avec le père de l’écrivain Amanda Shters, ex-épouse du chanteur Patrick Bruel (Benguigui).
À l’automne 2007, à défaut de théâtre, il fait ses premiers pas sur la scène politique, semble-t-il sans en avoir prévenu préalablement son père : Nicolas Sarközy assure, dans Le Figaro du 15 octobre 2009, avoir été « le premier surpris lorsque Jean a voulu se lancer en politique ». D’abord il agit en simple soutien de la liste municipale du porte-parole de l’Élysée, David Martinon, imposé par Nicolas Sarközy et protégé de Cécilia Sarközy, : « David, moi à titre personnel, je voulais te dire un grand merci […] et te dire que nous, on te soutiendra à mort dans cette campagne. » Ensuite, il dynamite la liste de l’intérieur et abandonne ce personnage falot en pleine campagne, lance un putsch et crée (un temps) sa propre liste avec Arnaud Teullé (chef local de l’UMP à qui la mairie paraissait promise avant le parachutage de Martinon) et Marie-Cécile Ménard, avant de soutenir finalement, non pas Teullé qui part seul au casse-pipe, mais le dissident divers droite Jean-Christophe Fromantin, qui finira, lui que personne n’attendait, par être élu maire de Neuilly.
La presse le qualifie de traître, Plantu s’en donne à coeur joie dans Le Monde. Comme l’écrit Libération (12 février 2008) : « Nettoyeur au grand sourire, sans se retourner sur la dépouille du destitué. » Et Le Point (21 février 2008) ironise sur « Neuilly, ville de la tentation ».
Finalement, Jean Sarközy se présente aux élections cantonales dans le sud de Neuilly, ville très longtemps gérée par son père, dans le canton qui avait été promis par son père à Arnaud Teullé. De quoi lui donner une assise sociale et lui assurer un embryon de revenu décent. Dans un canton acquis totalement à la droite bourgeoise, il réalise un score médiocre : 51,91 % contre 73 % pour son prédécesseur. Comme son père, il pratique la langue de bois pétrie d’humilité : « Je ne suis pas le porte-drapeau d’une jeunesse clairvoyante, je suis en construction. » Son cheval de bataille, aussitôt repris par le président de la République : l’enterrement de la N13 entre la Défense et la porte Maillot. Une bagatelle à un milliard d’euros.
Au conseil général, dès fin mars 2008, à 21 ans, il obtient le poste de conseiller délégué à la jeunesse. Dans la foulée, en juin 2008, il prend la tête de la section UMP de Neuilly, qui compterait 4000 militants. Puis, trois mois plus tard, soutenu par tous les ennemis du président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian et les obligés de son père, ce jeune homme sans aucune expérience politique de terrain, obtient la présidence du groupe UMP au dit conseil général, bénéficiant du soutien empressé d’Isabelle et Patrick Balkany, de Charles Pasqua et de leurs affidés, ce, alors même qu’Hervé Marseille avait été choisi par Patrick Devedjian pour lui succéder. Il s’efface, comprenant qu’il a tout à perdre s’il s’oppose à l’ukase élyséen.
« Sa boulimie pousse vers la sortie les caciques de l’UMP avec la bénédiction de l’Élysée (Libération, 10 octobre 2009). » Très vite, un plan est imaginé, avec l’évident aval de l’Élysée. Nombre des administrateurs des autorités de tutelle de l’Epad sont renouvelés à discrétion des ministères, donc de l’Élysée. De même, l’Élysée « met à sa disposition ses meilleurs conseillers, ses ministres et son parti. Jacques Attali, Henri Guaino, Xavier Darcos… On se bouscule autour du formidable rejeton (Libération, 22 octobre 2009). » Atteint par la limite d’âge, Patrick Devedjian, 65 ans, président du conseil général, devra prochainement abandonner la présidence de l’Epad, l’établissement public de La Défense, le plus grand quartier d’affaires d’Europe (1 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel, 3 millions de m2 de bureaux, 150 000 emplois, de mirobolants droits à construire). Ce dernier demande une dérogation (comme tant d’autres ont été attribuées). François Fillon la signe mais l’Élysée ne le fait pas. Exit donc Patrick Devedjian, qui a voulu « nettoyer les écuries d’Augias » dans les Hauts-de-Seine, se faisant dès lors de sévères ennemis.
Significativement, le 6 octobre, lorsque Steve Ballmer, PDG de Microsoft et homme pressé, vient inaugurer le nouveau siège social français, il accorde seulement trois entretiens : à Valérie Pécresse, ministre de la recherche, à Christine Lagarde, ministre de l’Économie… et à Jean Sarközy. Pas à Devedjian. Peu auparavant, le second représentant du conseil général à l’Epad, le complaisant Hervé Marseille, maire Nouveau Centre de Meudon et affidé d’André Santini, démissionne opportunément. Il reçoit à titre de remerciement un fauteuil au Conseil économique et social (3 750 euros d’indemnités mensuelles) et se voit promettre d’être en place éligible aux futures élections sénatoriales. La route est dès lors libre pour le « Prince Jean ».
Significativement, en l’absence très opportune de Patrick Devedjian, en voyage à Dubaï, les élus UMP choisissent Jean Sarközy pour les représenter à l’Epad. Comme l’écrira Libération (10 octobre 2009), « le garçon pressé a bien appris du père. En fait, de coups tordus en coups de force, des modèles d’action pour assurer la pérennité du nom Sarközy dans les Hauts-de-Seine. »
Las, on connaît la suite : la levée de boucliers est immédiate, y compris parmi les électeurs de l’UMP. Face à l’opinion publique, largement alertée par internet, l’affaire va tourner court, et La Défense, vitrine nationale et pré carré de l’UMP, va finir par échapper à l’ambitieux héritier. Face aux sondages de vive défiance qui déteignent sur son père et aux analyses de Patrick Buisson (qui avait déjà largement oeuvré à l’élimination de David Martinon en 2008), il déclare mélodramatiquement forfait le 22 octobre au 20 heures de France 2, le prédateur incarnant désormais la stratégie de la victimisation : « Si la question que vous me posez est : “est-ce que j’en ai parlé au Président ?” Non. Si la question est : “est-ce que j’en ai parlé à mon père ?”. Oui. Il est comme tous les pères, je suis comme tous les fils. »
Comme le résume assez bien le quotidien belge Le Soir : « Aveuglés par le culot, Jean Sarközy […] et Nicolas Sarközy […] ont tous deux commis une erreur : croire qu’une mise en orbite aussi spectaculaire que précipitée pouvait passer dans une opinion que le président de la République a lui-même nourrie à l’idéologie de l’ordre juste, de l’effort et du mérite. »
Il obtient quand même, cela sera peu souligné, son siège d’administrateur de l’Epad le 23 octobre. Il sera peut-être conseiller régional dès l’année prochaine et l’on sait qu’il se prépare, en 2011, à remplacer Patrick Devedjian à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, en 2012, à briguer un siège sans risque de député. Et la présidence de l’Epad ensuite ?
Pierre Sarkozy :
Son frère aîné, Pierre Sarközy de Nagy-Bocsa, est né le 24 août 1985 (on voit souvent 1984, mais il s’agit d’une erreur de journalistes qui se sont recopiés les uns les autres) à Neuilly-sur- Seine (Hauts-de-Seine). Comme son frère, il a été élevé exclusivement par sa mère à partir de l’âge de 4 ans, en 1989 (même si le couple n’a divorcé qu’en 1996), tout en rencontrant quand même régulièrement son père. Lorsqu’il a 7 ans, Marie- Dominique Culioli sera atteinte d’un cancer mais continuera à élever ses enfants.
Ancien scout, il a appartenu à la très musclée VIIe Paris (cf Minute n° 2327). « Tout prédestinait Pierre au fabuleux destin du bon petit Neuilléen ; école privée, voiture électrique à 15 ans, vacances à Courchevel et Saint Trop’ avec les potes dès 16 ans, stage chez des amis de papa, appart’ de 100m2 boulevard Maurice-Barrès à 25… […]Il passe son enfance dans le petit village de célébrités et de grands patrons dirigé par papa. Bon élève, discret, il traîne avec “la bande des beaux gosses” de Sainte-Croix (Technikart, décembre 2007). » À son départ, en 2007, Cécilia Sarközy lui laissera ainsi qu’à son frère un vipérin cadeau d’adieu (Cécilia. Portrait, Anna Bitton, Flammarion) : « Mon fils ne sera pas comme les fils de Nicolas Sarközy, avec leurs chaussures à 2 000 euros. »
Bachelier, Pierre Sarközy a effectué ses études aux lycées privés Sainte-Croix-de-Neuilly. Ayant débuté des études de droit à la faculté de Nanterre, il a très vite bifurqué vers la musique, malgré l’opposition de son père (qui l’a quand même invité plusieurs fois, depuis qu’il est président, lors de voyages officiels à l’étranger). Il effectue un stage d’un petit mois chez AZ Universal, la maison de Pascal Nègre.
Sous le pseudonyme de Mosey (ce qui se traduit, de l’anglais, par « flâner ») il entame un début de modeste carrière dans les musiques hip-hop et rap, ayant bénéficié du soutien de la journaliste Fatou Biramah, auteur de Négresse (Editions Privé). Dès 2003, il lance le label Da Cream Chantilly (avec « Da » pour « The » en argot du Bronx et « Cream » pour « crème »).
Fasciné par les États-Unis, il se présente exclusivement en anglais sur sa page d’accueil du site Myspace : « Hey Im Mosey a young parisian producer, with my crew. » Il a par exemple produit le dernier album de Doc Gynéco, la musique de Rayons X (l’émission des frères Bogdanov), l’habillage musical d’un DVD de Jamel Debbouze, oeuvré avec Nicole Garcia ou réalisé diverses compositions pour le rappeur Poison. Nombre de rappeurs ont mal vécu son arrivée dans ce milieu très fermé, allant même jusqu’à lui faire de l’anti-publicité durant leurs concerts. Selon Ici Paris (8 janvier 2008), il vit avec la « pulpeuse Sabrina », une jeune métisse « très sexy ». Minute (27 février 2008) la présente comme une « bimbo black totalement inconnue vraisemblablement pêchée dans le milieu du rap ».
Ce qu’ils ont dit durant l’affaire EPAD:
« Jean Sarközy a du talent. Jean est le fils d’un génie politique. Qui s’étonnerait que le fils de Zinédine Zidane ait beaucoup de talent pour jouer au football ? C’est assez logique cette affaire. »
Thierry Solère, vice-président UMP du conseil général des Hauts- de- Seine.
« Tout est fait pour favoriser son irrésistible ascension dans les Hautsde- Seine. C’est très grave. Cela montre que le chef de l’État ne connaît aucune limite. Nous assistons à une caricature du fait du prince. Tout cela est absolument contraire aux principes de la République. »
Marielle de Sarnez, numéro 2 du Modem.
« Il s’agit belet bien d’assurer la pérennité du clan et de verrouiller les organes de décision de tout le secteur. »
Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre.
« Quel est le mérite de Jean Sarközy à part d’être le fils à papa ? »
Le socialiste Arnaud Montebourg
« C’est le bon cheval, un pur-sang, même ! »
Roger Karoutchi
« A star is born. »
Isabelle Balkany
« Je peux vous dire que Jean Sarközy, à 23 ans, a peut-être encore plus de talent que n’en avait son père à son âge. »
Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret
« Ce pays a besoin dans tous les secteurs d’avoir des jeunes prodiges. »
Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération
« Comme par hasard, comme Jean Sarközy porte le même nom que le président de la république, on lui tombe dessus. »
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP
« Que veulent-ils ? Interdire l’élection à un candidat par son origine sociale, son nom ; son faciès ? »
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement
« À travers cette polémique, qui est visé ? Ce n’est pas mon fils. C’est moi. »
Nicolas Sarközy (Le Figaro, 16 octobre 2009).
« Touche pas à mon despote ! ». « Jean Sarközy, s’il n’a pas mené ses études de droit à leur terme, a déjà un diplôme, celui de fils à papa. »
Collectif Sauvons les riches.
« C’est comme ça que le fascisme arrive dans un pays : quand on s’attaque à quelqu’un à cause de son nom. »
Yves Jego, député UMP de Seine-et-Marne
« Moi, j’aurais été sa conseillère, je vous le dis très franchement, je lui aurais conseillé de saisir la Halde. parce qu’il nous a inventé une nouvelle discrimination, la discrimination au patronyme. En fait, on lui fait payer son nom, c’est une réalité. »
Fadela Amara, secrétaire d’État à la Politique de la ville après le forfait de Jean Sarközy (24 octobre 2009, France 5).
« S’il s’était appelé Martin, il aurait eu moins de problèmes. »
Chantal Jouanno, secrétaire d’État UMP à l’Ecologie
PIRATER UN FICHIER, C’EST SOUVENT PLUS SIMPLE ET RAPIDE QUE DE L’ACHETER
J’ai été frappé par deux caricatures publiées récemment et qui expriment bien une frustation courante vis à vis des oeuvres numériques protétées par DRM: il est tellement fastidieux d’utiliser l’interface maladroite et délibérément frustrante que vous imposent les éditeurs, qu’il est souvent plus rapide et simple de télécharger et utiliser la version piratée… même si vous avez payé pour la version légale.
Ainsi, Geekologie présente la succession frustrante d’écrans qui s’affiche quand vous insérez un DVD légal dans un lecteur – au point de vous gacher le plaisir.http://www.geekologie.com/2010/02/piracy_the_benefit_of_not_payi.php
J’ai acheté ou loué des DVD récemment que j’ai eu envie de mettre dans le four à micro-ondes avant même de réussir à atteindre la première séquence du film, tellement la succession d’écrans est frustrante. C’est totalement inutile et contreproductif: les avertissements du FBI, Interpol, et autres agences de copyright n’ont jamais empéché quiconque de pirater un film, et de fait ils ne cassent les pieds qu’aux usagers légaux. De plus en plus de DVD incluent des séquences de publicités qu’on ne peut sauter ou passer en mode avance rapide, nous piégeant comme dans les salles de cinéma.
Quelle est l’alternative ? Téléchargez, rippez et gravez un fichier depuis le réseau – ou ouvrez-la sur votre ordinateur – et regardez confortablement le film, sans préliminaires fastidieux.
Le deuxième dessin nous parle encore plus: il raconte les péripéties de Brad D. tentant de louer, télécharger et écouter un livre audio depuis le site de sa bibliothèque municipale. A la fin, bien qu’ayant payé pour le livre, Brad finit par le télécharger sur un site BitTorrent, cela va plus vite et au moins ça marche.http://www.bradcolbow.com/archive.php/?p=205
Dans les deux cas, la morale de l’histoire n’est bien sûr pas, « Hé, allez voler les contenus et ne payez rien au propriétaire du droit d’auteur ! » L’humour repose dans le mal que se donnent les éditeurs à rendre le contenu difficilement accessible pour les personnes qui ont payé pour le consutler. Les groupes médias semblent prendre un malin plaisir à compliquer les choses, ce qui ne fait que renforcer le ‘facteur cool’ du piratage et à présenter la copie illégale comme une sorte de « résistance civique« .
http://www.tidbits-comERIC RAYNAUD: « LES VÉRITÉS CACHÉES DU 11 SEPTEMBRE 2001″
La France des « bien-pensants » c’est la Corée du Nord, l’URSS de Lysenko ou l’Oceania d’Orwell…
[Le Télégramme de Brest - 21/03/2010]
Journaliste d’investigation, Éric Raynaud a mené son enquête autour des événements du 11septembre 2001. Il la publie sous forme d’un recueil de témoignages et d’études intitulé «11septembre, les vérités cachées».
Pourquoi vous êtes vous intéressé à ces événements?
Comme la majorité de la planète, j’ai halluciné en voyant les images à la télé. Comme tout le monde, je me suis dit : «C’est un attentat, ils ont réussi leur coup». Puis en 2002, mon ami Thierry Messon sort «L’effroyable imposture». Il y souligne les incohérences de la version officielle du complot mené par ben Laden, donnée par l’administration Bush. Je n’étais néanmoins pas d’accord avec tout ce qu’il disait, notamment au niveau géopolitique. J’ai donc voulu mener ma contre-enquête.
Quelles sont ces incohérences que vous pointez aussi?
Un Boeing 747 s’écrasant sur le Pentagone n’aurait pas uniquement fait un trou de cinq mètres sur cinq comme des photos l’ont montré. Des tours de 400 mètres de haut ne peuvent pas, comme l’ont prouvé plus de 1.000 ingénieurs et architectes internationaux, s’écrouler en 10 secondes en étant percutées de telle façon. Il faudrait en réalité deux fois plus de temps.
C’est à partir de là que vous avez mené votre propre enquête?
Cela ajouté à ma rencontre avec Niels Harrit, un des plus grands spécialistes mondiaux des nanochimies. Il a trouvé des traces de nanothermite, un explosif d’une puissance terrible, dans la poussière laissée par la catastrophe. Cette découverte, qui donne à conclure que les Twin Towers ont été dynamitées, a été publiée dans le journal d’un comité scientifique de lecture. Elle est corroborée par les témoignages des pompiers et des victimes qui ont raconté avoir entendu des explosions à tous les étages des tours.
Votre enquête se base sur cette étude?
J’ai recueilli des études et des témoignages de nombreux autres scientifiques, experts, agents secrets, membres de la CIA, universitaires de haut niveau. Je n’ai recensé que des informations vérifiées, dont je cite les sources, des témoignages que l’on peut se procurer, des publications scientifiques. Depuis l’arrivée d’Obama, les langues se sont déliées, on a tous les jours accès à de nouvelles informations.
Quelle est votre conclusion?
Je ne porte pas de jugement, je laisse le lecteur se forger son opinion. Même si je sous-entends qu’il y a une version alternative à la version officielle. Mais je relève avant tout des faits tels que les incohérences précitées. Ou qu’à minima, en janvier2001, les USA étaient déjà avertis par les pays européens que des attentats se tramaient sur leur terre; qu’à minima ils ont laissé entrer les terroristes; qu’a minima il est impossible que 19pirates de l’air aient pu causer autant de dégâts sans appui intérieur. Je rappelle aussi que les Américains n’attendaient qu’une occasion pour justifier de se positionner dans les pays pétroliers. Pour moi, Bush était au courant, mais je ne suis pas sûr qu’il ait su quelle ampleur cela prendrait.
Qu’attendez-vous d’un tel pavé dans la mare?
Tout ce qui passe dans le monde aujourd’hui découle du 11septembre: aussi il est important d’en connaître la vérité. Et puis, ayant été renvoyé de la presse écrite pour laquelle je travaillais à cause de mes affirmations, avec ce livre je suis désormais sans patron ni patrie, je déballe ce que j’ai sur la patate et ça fait du bien! Pratique «11septembre, les vérités cachées», 316 pages, 21,90€, aux éditions Alphée – Jean-Paul Bertrand.
jeudi 3 décembre 2009
Climategate: Suivez l'argent !
Voci une chronique parue le 30 novembre 2009 dans le Wall Street Journal, sous le titre original «Climategate: Follow the Money». La traduction est de Martin Masse du Québécois Libre.The Wall Street Journal: Climategate: Suivez l'argent à la trace
Par Bret Stephens
L'an dernier, ExxonMobil a donné 7 millions $ à une variété d'instituts spécialisés dans les politiques publiques, dont le Aspen Institute, Asia Society et Transparency International. La compagnie a également donné un montant total de 125 000 $ au Heritage Institute et au National Center for Policy Analysis, deux think tanks conservateurs qui proposent des perspectives allant à l'encontre des idées reçues sur ce qu'on appelait jusqu'à récemment - sans ironie - le «consensus» sur les changements climatiques.
En lisant certains des reportages parus dans la presse sur ces dons - qui correspondent à environ 0,0027% des profits de 45 milliards $ d'Exxon en 2008 -, on pourrait croire qu'il s'agit du scandale du siècle. Mais grâce aux événements qui se déroulent en ce moment sous le nom de Climategate, on se rend compte qu'en fait le véritable scandale est ailleurs.
Le Climategate, comme les lecteurs de nos pages le savent, implique certains des climatologues les plus renommés du monde et nous les dévoile en train de bloquer des demandes d'accès à l'information, d'évincer des scientifiques dissidents, de corrompre le processus de révision par les pairs et de dissimuler, détruire ou manipuler des données dérangeantes sur les températures. Tous ces faits ont été mis au jour par la diffusion la semaine dernière de milliers de courriels de l'Unité de recherche climatique (CRU) de l'Université d'East Anglia.
La question la plus pertinente est cependant pourquoi des scientifiques agissent de cette façon, surtout lorsqu'on entend dire que la science qui soutient la thèse du réchauffement causé par l'homme est très fermement établie. Pour répondre à cette question, il est utile d'appliquer aux alarmistes eux-mêmes la méthode qu'ils ont souvent utilisée, c'est-à-dire de suivre l'argent à la trace.
Penchons-nous d'abord sur le cas de Phil Jones, le directeur du CRU et l'homme au centre du Climategate. Selon l'un des documents piratés en provenance de son centre, M. Jones a été le récipiendaire (ou le co-récipiendaire) de quelque 19 millions $ en subventions à la recherche de 2000 à 2006, soit une multiplication par six des sommes qu'il a reçues dans les années 1990.
Pourquoi l'argent a-t-il afflué si rapidement? Parce que l'alarme climatique continuait de sonner fort: plus elle sonnait fort, plus les sommes étaient élevées. Et qui était mieux placé pour la sonner fort que des gens comme M. Jones, l'un des bénéficiaires les plus probables?
Les plus récents crédits budgétaires adoptés par la Commission européenne pour financer la recherche sur le climat s'élèvent à près de 3 milliards $, et c'est sans compter les fonds en provenance des gouvernements membres de l'Union. Aux États-Unis, la Chambre des représentants prévoit dépenser 1,3 milliard $ sur les travaux de la NASA dans le domaine du climat, 400 millions sur la NOAA [National Oceanic and Atmospheric Administration] et un autre 300 millions $ pour la National Science Foundation. Les États apportent aussi de l'eau au moulin, la Californie - qui n'est apparemment pas en faillite lorsqu'il s'agit de ces questions - consacrant 600 millions $ à son propre programme de lutte contre les changements climatiques.
Et, selon les estimations de la Banque HSBC, tout ceci n'est qu'une fraction des 94 milliards $ dépensés à travers le monde sur ce qu'elle appelle «le plan de relance vert», c'est-à-dire principalement sur la production d'éthanol et d'autres projets de développement d'énergies alternatives, des projets dont Al Gore et ses partenaires chez Kleiner Perkins espèrent tirer de généreux bénéfices.
Comme on le sait, l'offre crée sa propre demande. Ainsi, pour chaque milliard additionnel de subventions gouvernementales à la recherche (ou les dizaines de millions fournis par des fondations telles que Pew Charitable Trusts), des universités, des instituts de recherche, des groupes de pression et leurs diverses filiales et organisations dérivées sont soudainement apparus pour les recevoir.
Ces groupes forment aujourd'hui leur propre écosystème. Ils comprennent non seulement les mouvements bien établis tels le Sierra Club ou Greenpeace, mais également Ozone Action, Clean Air Cool Planet, Americans for Equitable Climate Change Solutions, Alternative Energy Resources Association, California Climate Action Registry, etc. Tous ont reçu du financement relié aux changements climatiques, et tous doivent donc croire en la réalité du réchauffement climatique (et d'une catastrophe imminente), tout comme un prêtre doit croire dans l'existence de Dieu.
Aucune de ces organisations n'est en soi corrompue, dans le sens où les fonds qu'elles reçoivent servent à autre chose qu'à leur usage dédié. Mais elles s'appuient toutes sur une position corruptrice, c'est-à-dire que l'hypothèse dont dépend leur gagne-pain a en fait été démontrée. Sans cette preuve, tout ce qu'elles représentent - y compris les milliers d'emplois qu'elles fournissent à leurs militants - disparaît. C'est ce qu'on appelle avoir un intérêt direct à ce qu'une position soit celle qui domine, et de tels intérêts sont l'ennemi d'un processus scientifique sain.
Ce qui nous ramène aux climatologues, les gardiens de l'accès au saint des saints du réchauffement climatique. Dans l'un des documents les plus révélateurs mis au jour la semaine dernière, un programmeur écrit à propos de la base de données du CRU: «Je suis vraiment désolé de devoir vous dire que le reste des bases de données semble dans un presque aussi mauvais état que l'était celle de l'Australie. Grrrrrr! Il n'y a vraiment aucune lumière au bout du tunnel. On peut obtenir un résultat qui se tient, mais uniquement en incluant un tas de cochonneries!»
Ceci n'est pas une expression d'une science bien établie, mais plutôt de fondations empiriques qui commencent à craquer. Et quel que soit le nombre de constructions qu'on a érigées dessus à coups de milliards de dollars, elles finiront un jour ou l'autre par s'effondrer.
EN PLUS: On pourra également lire sur le même sujet et dans le même journal l'éditorial «The Economics of Climate Change».
EN PLUS: Par ailleurs, sur le thème des avantages économiques des entreprises dans le débat sur le réchauffement, on croit souvent à tort que celles-ci défendent nécessairement un point de vue sceptique. Au contraire, explique Lawrence Solomon dans cet article de mai dernier traduit en français sur le site de l'IEDM, «L’industrie du changement climatique – les scientifiques, avocats, consultants, lobbyistes et, plus crucialement encore, les multinationales qui travaillent en arrière-scène pour tirer profit des richesses en jeu – représente aujourd’hui la plus importante industrie au monde.»
jeudi 29 octobre 2009
samedi 24 octobre 2009
BOBO's LAND
Séguéla n’est vraiment pas net.
Après s’être illustré avec son très fameux ” si on a pas une Rolex à cinquante ans, on a raté sa vie “, voilà que le has been de la pub se fait remarquer par une défense assez contre performante de Julien Dray -un autre amateur de Rolex-.
Invité de l’émission de Laurent Ruquier “On n’est pas couché” sur France 2 samedi soir, le publicitaire, ami de tous les pouvoirs, s’en est pris vertement à Internet, selon lui “la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes”.
Il est vraiment temps que papy prenne sa retraite.
lundi 19 octobre 2009
qui sont ces cons qui les mettent...
La présidente d'Areva, groupe industriel français spécialisé dans les métiers de l'énergie, Anne Lauvergeon a décidé de faire dans la discrimination. Et de déclarer: "A compétence égale, et bien désolé, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant de, autre chose que le mâle blanc, pour être clair..."
Mais qu'elles la ferment ces cruches, et surtout qui sont ces cons qui les mettent......................... en place.





